Partager

Des journalistes de Bukavu ont suivi avec succès une formation sur la protection de l’environnement, en marge des préparatifs du mois vert arrêté par la Direction du Développement et de la Coopération Suisse (DDC).

Pendant deux jours, les échanges ont été axés sur : le changement climatique et ses effets sur la santé ; la déforestation et son impact sur l’environnement ; la gestion des déchets, eaux de ruissellement et risque d’inondation ; la pollution plastique ; la justice environnementale et les droits des communautés, ainsi que le journalisme d’investigation environnementale et journalisme de solution.

Le but est de renforcer les compétences des journalistes sur les enjeux environnementaux. Le mois vert qui se déroulera sur l’ensemble du mois de Mars mobilisera les  journalistes sur leur rôle dans la protection de l’environnement.

Le Professeur Katcho Karume, l’un des formateurs, a insisté sur les dangers des déchets plastiques, malheureusement ignorés par la population : « la gestion des déchets plastiques est un sérieux problème dans notre ville, et dans nombreuses situation, les particules de ces déchets se trouvent dans la nourriture que nous mangeons ».

Le professeur Katcho Karume pense que la gestion rationnelle de ces déchets passe par le changement de mentalité et la mise en place d’une bonne politique publique. D’où le rôle des journalistes dans la sensibilisation de masse.

« Je pense que le recyclage n’est pas un mode excellent de gestion de déchets plastiques. En les recyclant, on donne une seconde vie à ces plastiques qui nous reviennent après un temps, mais bien que l’incinération ait ses défauts aussi, mais pour moi tant mieux l’incinération à la place du recyclage », a-t-il ajouté.

De son côté, le professeur Jean Mondo, estime que la protection de l’environnement fait appelle à la prise de conscience et au changement des mentalités au sein d’une communauté. Il insiste sur le traitement équitable et la protection égale de la population face aux ressources naturelles. Il rappelle, par ailleurs, qu’il est important que chacun soit face à ses responsabilités.

« Il est inconcevable que certains profitent des ressources, au moment où d’autres subissent les dégâts sans être indemnisés. Bukavu peut se revêtir sa couleur verte, si la population fait sa part, et si de l’autre côté les autorités prennent de bonne décisions », dit-il.

Le journaliste Egide Kitumaini a soutenu que les medias ont un grand rôle à jouer dans la protection de l’environnement. A travers leurs travaux quotidiens, les journalistes peuvent influencer le comportement de la population et l’amener à adopter une attitude positive sur la question environnementale.

« Le journaliste n’est pas habilité à trouver solution aux questions environnementales, mais il peut sensibiliser la population et l’amener au changement du comportement », a-t-il renchéri.

M. Déogratias Cubaka, responsable du média Terra nova, témoigne l’intérêt de cette formation dans sa carrière et s’engage à jouer pleinement son rôle dans la protection de l’environnement.

« Cette formation était très importante pour les journalistes car elle a touché des matières pertinentes, du fait qu’elle nous dote un plus qui nous permettra de bien jouer notre rôle d’intermédiaire entre population et dirigeants. Comme journaliste, je m’engage à éduquer, sensibiliser et former la population pour qu’ensemble nous puissions protéger notre planète pour notre propre bien et pour le bien de nos enfants »

Du 18 au 19 février de cette année, des journalistes ayant pris part à ces échanges ont promis de sensibiliser la population sur la protection de l’environnement.

Sammy Balume

Partager